Un tour d’horizon de la surexposition de la population française au cadmium

par | 19/06/2026

Le cadmium est aujourd’hui au cœur de nombreuses préoccupations de santé publique. Pourtant, il n’est pas toujours facile de se faire une idée précise du sujet tant les informations disponibles sont nombreuses.

J’ai souhaité rassembler ici les principales données issues de sources documentaires fiables afin de proposer un éclairage accessible sur cette problématique. Vous y trouverez également quelques pistes concrètes en matière d’hygiène alimentaire et de micronutrition pour mieux comprendre les facteurs pouvant influencer l’imprégnation au cadmium.

Le cadmium est un métal lourd classé comme cancérogène certain par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) depuis près de vingt ans.

1. Un problème de santé publique majeur

Les données les plus récentes confirment une surexposition préoccupante de la population française au cadmium.

Les résultats de l’étude nationale de biosurveillance ESTEBAN (2014-2016) montrent que 47,6 % des adultes de 18 à 60 ans dépassent le seuil critique de 0,5 µg de cadmium par gramme de créatinine, témoignant d’une imprégnation plus élevée qu’en 2006-2007.

Parallèlement, la troisième Étude EAT3 de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) estime que 23 à 27 % des enfants présentent une exposition alimentaire supérieure à la dose journalière tolérable.

Avec cette dernière expertise publiée par l’Anses en 2026, il est confirmé que ces dépassements persistent pour une partie de la population.

2. Comment a été déterminé le seuil de sécurité de 0,50 µg/g de créatinine ?

Le seuil de 0,50 µg de cadmium par gramme de créatinine retenu par l’ANSES s’appuie notamment sur les résultats d’une étude publiée en 2011 portant sur le risque d’ostéoporose et de fractures associé à l’imprégnation au cadmium.